Jean LARONZE (1852-1937) peintre de la Bourgogne
Jean LARONZE (1852-1937) peintre de la Bourgogne

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L'Association des amis de Jean LARONZE, régie par la loi du 1er juillet 1901 a pour but de faire connaître et reconnaître l'oeuvre de Jean LARONZE. Dans ce but, l'Association organise diverses actions et manifestations publiques, notamment des publications et des expositions.

 

Formé à l'académie Julian, Jean Laronze fut un peintre de la nature, toujours fidèle à sa Bourgogne natale. Après une enfance solitaire, ses études à Mâcon furent marquées par l'admiration de Lamartine. Il se partage ensuite entre son atelier de Génelard en Saône-et-Loire et celui de Neuilly-sur-Seine.

 

 Il représentera la campagne charolaise ou les bords de la Loire et de l'Arroux, enveloppés de brumes matinales ou vespérales. Sa peinture apaisée reproduit une nature heureuse. Son oeuvre est récompensée par diverses médailles, notamment au Salon des artistes français et à l'Exposition universelle de 1900. Après la guerre de 1914-1918, il connaît l'apogée de sa carrière. Ses oeuvres sont exposées dans de nombreux musées français (Paris, Dijon, Mâcon, Chalon-sur-Saône, Autun, Cluny...) et un musée Jean Laronze est créé à Charolles en 1933.

 

Sa vie

© Association des amis de Jean Laronze

 

Jean Laronze est né en 1852 à Génelard (Saône et Loire). Il suit des études au lycée de Mâcon où il se fait plus remarquer par ses croquis satiriques que par ses résultats scolaires. Il travaille quatre ans dans l'entreprise familiale de transport sur eau avant de pouvoir se consacrer à la peinture après son mariage en 1880 avec Eugénie Mignot.

Il suit alors des cours dans les ateliers de Dardoize, Bouguereau et Robert-Fleury. Délaissant rapidement les enseignements de cet art "officiel", il devient le chantre de sa Bourgogne natale. Il expose sa première toile au Salon des artistes français en 1883. Il y obtient une mention honorable en 1889 et connaît la consécration à la fin du siècle : médaille de troisième classe en 1898 pour "La Bourbince à Génelard" et médaille de deuxième classe en 1899 pour "Le Calme". Outre ce prix qui le classe hors concours pour le reste de sa carrière, cette toile obtient une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900 à Paris.

Jean Laronze connaît en même temps la réussite picturale et les malheurs personnels. Alors que trois de ses quatre jeunes enfants décèdent en 1894 et 1918, il devient Vice-président de l'Association des artistes français, est nommé Chevalier de la légion d'honneur et reçoit la médaille d'or de la Fondation Taylor. A ses toiles bourguignonnes s'ajoutent, dans la même veine naturaliste et de plein air, de nombreuses "marines", essentiellement à Berck-sur-Mer.

Après la guerre, les malheurs s'éloignant enfin, s'ouvre le temps de l'équilibre et de l'accomplissement. Laronze partage son temps entre ses deux ateliers de Neuilly-sur-Seine et de Génelard. Ses diverses toiles représentant des bergères et son "Milly ou la terre natale : Lamartine adolescent" lui assurent un large succès. Ses oeuvres entrent, de son vivant, dans une dizaine de musées français et étrangers. Enfin, ultime joie, en 1933, quelques années avant sa mort en 1937, est inauguré, à Charolles, près de Génelard, un "Musée Jean Laronze" qui regroupe une quarantaine de ses oeuvres.

 

LES GRANDES DATES DE LA VIE DE JEAN LARONZE

 

1852 : Naissance à Génelard (Saône et Loire).

1880 : Mariage avec Eugénie Mignot.

1883 : Première exposition au Salon des Artistes français.

1887 : Première récompense pour sa toile "L'Orpheline - Cimetière de Génelard" (Mention honorable au Salon des Artistes français).

1894 : Décès de ses filles, Hélène et Marcelle.

1898 : Médaille d'Or de 3ème classe au Salon des Artistes français pour "La Bourbince à Génelard".

1899 : La Consécration avec sa toile "Le Calme" qui obtient successivement :

. une médaille d'Or de 2ème classe au Salon des artistes français, récompense qui le place hors-concours pour les années suivantes,

. une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900.

1903 : Grand succès de "L'Angélus".

1904 : Naissance de sa fille, Anne-Marie.

1905 : Vice-Président de l'Association des Artistes français.

1906 : Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

1906 : Médaille d'Or décernée par la Fondation Taylor.

1918 : Décès de son fils, Jean.

1927 : Grand succès de "Milly ou la terre natale : Lamartine adolescent".

1933 : Inauguration du "Musée Jean Laronze" à Charolles.

1937 : Décès de Jean Laronze.

Son oeuvre

La Loire au pont de Gilly 1924 - Collection particulière. Huile sur toile. H. 0,545; L.0.805. Principales expositions : 1924 Paris, Salon n°1129; 1925 Dijon, n°147; 1971 Mâcon, Rétrospective Laronze, n°14. © Association des amis de Jean Laronze

 

Paysannes, paysages de la Loire, du Charolais ont été tout au long de sa vie des sources d'inspiration pour Jean Laronze, peintre originaire de Génelard. Ses tableaux reflètent toute la poésie et la mélancolie de la nature.

Jean Laronze est né à Génelard en 1852 où il connaît une enfance triste et solitaire qui développe son penchant pour la mélancolie.

Sa vocation naît vers l’âge de 6 ans en visitant le musée d’Autun et se développe au lycée de Mâcon où son professeur de dessin, Eugène Chambellan, l’encourage à débuter une carrière artistique. 

Celle-ci ne débute réellement qu’en 1882, après son mariage et sa venue à Paris où il peut se consacrer, grâce au soutien financier de sa belle-famille à sa passion pour la peinture. Il suit donc des cours dans l’atelier du paysagiste Dardoize, ainsi qu’auprès de Bouguereau et Robert-Fleury à l’Académie Julian.

Remarqué au Salon de 1887, il développe un style sobre et apaisé, caractérisé par ces vastes et calmes paysages de la campagne charolaise, entourés de brumes. Sa prédilection pour l’eau qui n’est pas sans rappeler Daubigny, l’incite à chercher son inspiration le long des berges de l’Arroux, de la Bourbince et de la Loire. 

Rythmées par le cycle des bords de Loire, les années vingt et trente marquent l’apogée de sa carrière. Les œuvres de cette dernière période témoignent d’un changement dans la facture de ses toiles : la touche est un peu moins lissée, plus floue. 

Parallèlement à son activité artistique, Laronze s’essaya aussi, dès 1891, à la critique d’art. Ses articles sont publiés principalement dans les quotidiens de Saône-et-Loire. 

Laronze fait presque systématiquement précéder ses toiles de dessins et études préparatoires. La plupart des fusains portent des rehauts de craie et de pastel.

 

Influencé par Millet, Laronze reprit jusqu’au thème de L’Angélus. Jean Laronze est un exemple bourguignon du mouvement paysagiste qui émerge en France, avec l’école de Barbizon, au début du XIXe siècle.

 

Jean Laronze s’attache à peindre essentiellement la campagne charolaise, et ses paysages vastes et calmes. La nature est perçue de façon très sentimentale.

 

Comme Millet, il ne cherche pas l’anecdotique, mais plutôt à traduire la grandeur  de la nature. Il exalte la noblesse et la simplicité du monde paysan. Les personnages présents dans ses toiles, montrent que Jean Laronze est plus attentif aux attitudes qu’aux physionomies.

 

Jean Laronze meurt en 1937, après qu'il a donné à la ville de Charolles une quarantaine de ses oeuvres qui ont permis l'ouverture d'un musée Jean Laronze au début des années 1930. Cette collection est aujourd'hui regroupée au Musée du Prieuré.

 

 

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